Un peu d’histoire,

« 93220 » à Gagny dans les années 1980

La confédération syndicale des familles, la mairie et des habitants du quartier des peupliers avaient souhaité l’implantation d’une équipe de prévention au service des habitants.

Une adjointe au maire (nous n’avons plus le nom en tête) avait suivi le dossier d’implantation. L’action fut positionnée dans le « quartier des peupliers » à Gagny.

Il regroupait des difficultés que les élus et les habitants souhaitaient dépasser par un travail de nature social, et non une action d’animation socio-culturelle.

Au départ, il s’agissait de rendre la parole aux habitants en créant des services de proximité (Halte garderie, centre de loisirs, ludothèque). Les initiatives des habitants et des volontaires pour animer la ludothèque et l’aide aux devoirs, ont contribué à ancrer les services proposés dans cette géographie circonscrite.

 La structuration des activités a été renforcée par l’arrivée de professionnels. Une orthophoniste, une éducatrice, une assistante sociale et une secrétaire, sont venues épauler le directeur. L’équipe s’est étoffée de postes éducatifs par la suite.

Le rapport avec les habitants était très fort, les relations sociales étaient très dures.

 René DIAS en a été le premier directeur.

« Une autre chance » à Sevran dans les années 1990, le quartier Pont Blanc Montceleux,

L’association « Une autre Chance » est née de la volonté du Maire de Sevran, Bernard Vergnaud, qui à l’époque, était aussi conseiller général du canton.

Il avait souhaité l’implantation d’une équipe de prévention spécialisée dans le quartier Pont-Blanc / Montceleux.

Un quartier populaire qui cumulait plusieurs indicateurs sociaux dégradés. Soit en terme de jeunesse inoccupée, de familles nombreuses et/ou monoparentales, et de taux de chômage important.

Un diagnostic social a été réalisé, le conseil général a crée les lignes de budget spécifique.

C’est à cela que l’on doit une équipe sur cette ville.

Sevran était une ville très bien équipée pour l’époque.

Des structures municipales et associatives existaient déjà, le travail de prévention primaire et secondaire était important. L’action portée par l’association « une autre chance » a été de renforcer ce qui existait par un travail de rue important.

A cette période les entreprises qui occupaient les friches n’avaient pas encore périclitées. Cela permettait de financer une bonne part des activités municipales et donc de répondre localement à une demande sociale déjà importante.

1995, naissance d’ « Arrimages » par la fusion des deux entités

La naissance d’Arrimages s’inscrit dans un cadre précis.

Celui du souhait de la direction de l’Enfance du département de n’avoir à s’adresser qu’à une faible quantité d’acteurs de prévention.

De pouvoir formaliser une convention cadre d’intervention avec chacun de ceux ci.

A un développement des besoins de prévention et donc d’ouverture sur d’autres territoires de la Seine saint Denis comme Montfermeil, ou Clichy sous Bois pour ce qui nous concerne et la fin programmée du travail sur Gagny.

En effet, dans cette période de transition de la fin des années 80 et début 90, les friches industrielles du nord est du département tombent une à une.

L’emploi diminue très rapidement pour les familles des catégories populaires, dont les parents sont peu ou pas diplômés.

L’absence d’offre de transports suffisamment développée termine de balayer les possibilités d’emplois dans un ailleurs géographique.

Considérant la situation des jeunes et des familles pour lesquels les professionnels intervenaient en sur numéraire, « 93220 » décide de migrer et de rendre le territoire à la ville de Gagny.

Même si la halte garderie et la ludothèque fonctionnaient bien, la situation sociale très dégradée du quartier des peupliers renforce l’idée qu’il faut partir.

A la même période, la situation de Clichy sous Bois s’apparente à celle du quartier des peupliers dix années auparavant. Très dégradée.

Les services du département proposent une action sur ce territoire.

Avant d’arriver sur Clichy-sous-Bois, Claude Roméo, directeur de l’Enfance et de la Famille du département, propose  de réaliser une enquête et de mettre en place un plan d’actions. La conduite du plan revenant à l’association 93220.

Il s’agissait alors de s’implanter durablement en « faisant son trou », la base du travail partant d’un travail de rue classique.

Les équipes ont commencées un travail d’implantation sur le quartier du « Devers ».

Elles formaient le plus gros équipement du quartier avec le centre de loisirs jeunesse de la police. Les attentes des habitants étaient fortes.

Le bailleur Orly parc évoquait à cette période qu’à chaque fois qu’une action était mise en œuvre, elle était mise à mal par les bénéficiaires.

Les partenariats naissent facilement avec les collèges, les parents participent.

Les chantiers étaient pris en charge par des entreprises sociales comme Rebuzzi, Transfo bois, Astrolabe formation (qui existent encore) avec l’idée que la compétence des uns doit servir les autres.

Même si les quartiers et les espaces publics étaient occupés par les jeunes, des collectifs associatifs se montaient avec les habitants pour lutter contre l’isolement.

Arrimages est née de ce que 93220 n’avait plus de sens en terme de qualificatif.

Le territoire de Gagny n’était plus couvert, et depuis quelques années les équipes travaillaient sur Clichy sous Bois.

Claude Roméo, directeur de l’enfance du département de la Seine saint Denis, pour conformer l’orientation de géographie et de rationalisation a demandé à ce que « Une autre chance » et « 93220 » fusionnent.

Arrimages est née comme cela. De mémoire d’administrateurs, personne ne sait plus qui à trouvé le nom d’Arrimages, mais il semblerait que cela ce soit fait lors d’une soirée au siège, à la main levée avec les propositions des personnes présentes.

Elle a été déclarée en préfecture en mars 1995.

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